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dimanche 26 mai 2024

Le maire d'un village touristique lance un SOS pour trouver de nouveaux habitants

Le village de Villefranche-de-Conflent, situé dans les Pyrénées-Orientales, est à la recherche de nouveaux habitants.

Bien que prisé par les touristes, le village manque cruellement d’habitants. La situation est aujourd’hui devenue préoccupante, alerte le maire. Si les touristes sont au rendez-vous, 800 000 visiteurs par an, les habitants, eux, se font désirer.

Et pourtant, le village de Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et il est classé dans la liste des Plus beaux villages de France !

Malgré ces distinctions, le village carte postale n’attire pas les habitants et ne compte actuellement que 210 âmes, contre 600 dans les années 1950. Une situation qui préoccupe sérieusement son maire, Patrick Lecroq, rapporte Le Parisien, ce vendredi 24 mai. 

 «En dépit de son attractivité, nous perdons des commerces et surtout des habitants. Alors nous allons essayer d’inverser la tendance», déclare-t-il auprès de nos confrères. «Pratiquement 50% des maisons sont vides, parce que les commerces occupent parfois tout le rez-de-chaussée et qu’il n’y a plus d’accès à l’étage, ou parce que ce sont des résidences secondaires qui ne sont plus utilisées par manque de confort pour satisfaire les jeunes générations», explique-t-il. 

En outre, le village est l’un des plus pauvres du département avec un revenu fiscal moyen d’un peu plus de 13 500 euros, soit la moitié du revenu moyen en France, souligne Le Parisien. Faute de rénovations, Villefranche-de-Conflent dispose de nombreux logements vétustes, donc bon marché, et qui «attirent une population parfois un peu marginale qui vient s’ajouter aux retraités qui vivent là», indique l’élu qui refuse que sa commune devienne «un village musée». 

Pour tente de relancer l’attractivité du petit bourg des Pyrénées-Orientales, Patrick Lecroq a décidé de contacter tous les propriétaires de logements vides. «Nous ne sommes pas agents immobiliers, mais nous voulons donner un coup de projecteur sur les opportunités à saisir dans notre cité», explique-t-il.

samedi 1 octobre 2022

Quoi de neuf pour les communes rurales ?

Dominique Faure, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ruralité, a précisé, lors du congres des maires ruraux, les contours du projet du Gouvernement en ce qui concerne les politiques publiques à destination des territoires ruraux. 

Les ruralités représentent en France plus de 20 millions de Françaises et de Français, soit un habitant sur 3, et près de 9 communes sur 10. 

Pour répondre aux différents enjeux auxquels sont confrontés les territoires ruraux et réduire les inégalités territoriales les concernant, le Gouvernement par la voix de son Premier ministre annonçait, il y a 3 ans, le lancement de l’Agenda rural. Co-construit avec les élus des territoires ruraux et articulé autour de 181 mesures, impliquant plusieurs ministères. 

Depuis 2019, avec la mobilisation de plusieurs milliards d’euros à destination des ruralités, les zones rurales gagnent en attractivité et les regards posés sur elles commencent à changer. Les études le montrent : 92 % des Français considèrent qu'il s'agit de territoires agréables à vivre, alors qu'ils n'étaient que 72 % en 2018. Cette amélioration est la conséquence de progrès significatifs autour de plusieurs domaines : le soutien aux projets des collectivités territoriales : 
- déploiement du programme Petites villes de demain doté de 3 milliards d’euros pour la période 2020-2026 et accompagnant plus de 1 600 communes dans le cadre de leur projet de territoire 

- le numérique : amélioration de la couverture 4G, de 73 % en 2017 à 85 % du territoire en 2021, ainsi que la couverture du très haut débit qui passe de 45 % en 2017 à 71 % en 2021, en ce qui concerne la fibre optique 70% des locaux étaient raccordables fin 2021 contre moins de 25% en 2017,

- la jeunesse et l’égalité des chances : déploiement de 66 campus connectés en milieu rural (sur un objectif initial de 33 campus connectés en territoires ruraux), 30 000 jeunes issus des territoires ruraux accompagnés par les cordées de la réussite et plus de 600 volontaires territoriaux en administration (VTA) seront recrutés d’ici à la fin de l’année,

- l’accès aux services publics : en juillet 2022, 2 375 France Services sont labellisées, dont 1 526 dans des communes rurales, soit près des deux tiers. Ce dispositif s’accompagne de 4 000 conseillers numériques sur l’ensemble du territoire pour accompagner nos concitoyens dans leurs démarches numériques.

9 millions d’euros seront engagés pour la poursuite du programme de conseillers numériques en ZRR (44 millions en totalité) dont 
- 3 millions d’euros pour soutenir l’ingénierie sur mesure au service des petites communes rurales, 
- 250 000 euros pour former les maires ruraux à la transition écologique. 

Le Gouvernement mènera un second acte de l’Agenda rural dans les mois à venir. Dans ce cadre, cinq groupes de travail seront mis en place début octobre, afin de travailler sur des thématiques complémentaires à celle du Conseil National de la Refondation (le plein-emploi et la réindustrialisation, l’école, la santé, la transition écologique et le bien vieillir). Les thèmes de ces groupes de travail ont émergé lors des échanges avec les élus des territoires ruraux menés depuis juillet. Les cinq thèmes retenus sont : Habitat, logement et mobilités Sécurité et vie quotidienne des collectivités territoriales Culture et patrimoine Sport et vivre ensemble Attractivité des territoires ruraux 

Les conclusions de ces travaux sont attendues pour la fin de l’année 2022 et viendront alimenter le nouvel acte de l’Agenda rural début 2023.


Source : Communication du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et Ministère de la Transition énergétique, 30 septembre 2022

mardi 29 mars 2022

Soutenir le commerce en milieu rural. Des mesures ou des souhaits ?

26 % des habitants des communes rurales pensent qu’ils ont un risque de devenir pauvres dans les 5 prochaines années. Sous l’effet de la démographie (décroissance, vieillissement), du manque de dynamisme économique (faiblesse des revenus, faible croissance de l’emploi), de facteurs conjoncturels (crise des gilets jaunes, crise sanitaire) et de l’évolution des pratiques commerciales, le commerce de proximité est en situation de fragilité.  

 

Maintenir et développer le commerce de proximité dans les territoires ruraux, spécifiquement dans les communes de moins de 2 500 habitants et soutenir un développement commercial et artisanal harmonieux en atténuant les distorsions de concurrence entre commerce physique et commerce en ligne et en donnant des outils aux collectivités rurales pour faire valoir leurs atouts. 

Tel est le sens du rapport sénatorial de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable. Les rapporteurs sont convaincus que les actions visant à préserver et développer le commerce de proximité en zones rurales ne présentent que des avantages : dans une logique d’attractivité globale des communes rurales, le maintien et le développement des commerces de proximité permettent d’attirer de nouveaux habitants et activités. 

Mais il n'y aura pas d'attractivité lorsque les artisans ne sont plus sur place et qu'ils refusent de se déplacer, évoquant le temps perdu en déplacement et le coût exorbitant de celui-ci qui obère douloureusement les factures. 

 

Lire le rapport "Soutenir le commerce en milieu rural : 43 mesures déclinées en 10 axes" du 16 mars 2022 sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/rap/r21-577/r21-5771.pdf

samedi 23 janvier 2021

Il est vital de déconfiner le centre thermal de La Vôge-les-Bains !

Le secteur du thermalisme est, depuis le 30 octobre 2020, la seule offre médicale - remboursée par l’assurance maladie -, inaccessible au motif qu’il est associé au tourisme. Alors que la médecine thermale rend d’importants services dans la prise en charge des maladies chroniques notamment pour réduire douleurs et insomnies ou le sevrage de médicaments. 

Quand les stations thermales ont été ouvertes (juillet à novembre 2020), aucun cluster n’y a été enregistré. Les conditions d’accès aux cures ont fait l’objet de recommandations encadrées au plus haut niveau de l’État et suivies à la lettre par la profession. Pour l’Académie de médecine, "la médecine thermale contribue à la prise en charge de séquelles et à l’apaisement du stress engendré par le séjour prolongé en service de réanimation".  

Les centres thermaux, lieux de repos et de bien-être apportent ce qu’il faut de répit, d’apaisement et de retour à soi, et sont à l’évidence parfaitement adaptés pour viser cet objectif - outre les soins habituels - en cette période :
- aux personnes atteintes du Covid et qui en gardent des séquelles (respiratoire, musculaire, psychologique, fatigue…)
- aux personnes qui présentent des conséquences psychologiques induites par la crise. 

Pourquoi se priver de cette aide existante et précieuse ? Les enjeux sont importants aussi en termes d’emplois, de vie économique, de maintien des médecins, pour la commune de La Vôge-les-Bains et les communes environnantes et pour l’attractivité du territoire de la communauté d’agglomération d’Epinal : 15 à 20 % des commerces n'existeraient pas sans l'activité thermale. 

On ne peut impunément mettre à l’arrêt un pays pour combattre un agent infectieux, certes contagieux mais dont la létalité n’excède pas celle de la grippe. Il est vital de déconfiner les stations thermales !




Pour en savoir plus sur la station thermale de La Vôge-les-Bains :

Rémi Dehaye. L’essor récent de la station thermale de Bains-les-Bains: analyse des résultats d’une nouvelle orientation thérapeutique. Sciences du Vivant [q-bio]. 2004.

Résumé : Bains-les-Bains, station thermale du sud des Vosges, réputée depuis un siècle pour le traitement des maladies cardio-artérielles, connaît depuis plus de dix ans une fréquentation croissante, grâce à l'agrément dans un nouveau domaine thérapeutique, celui des affections de l'appareil locomoteur, à la suite d'une évaluation rigoureuse de l'efficacité de cures en rhumatologie par des tests de qualité de vie et la surveillance de la consommation médicamenteuse. 
Déjà dans son histoire, dont l'origine remonte à l'époque romaine, les bienfaits des cures ont constitué la cause primordiale de sa fréquentation. Une revue générale des études anciennes et récentes, menées à Bains-les-Bains, permet de dégager les principaux mécanismes susceptibles d'expliquer l'action de la cure, étayés par d'autres travaux réalisés de par le monde sur le thermalisme. Trois caractéristiques principales des eaux de Bains semblent devoir être retenues, pour expliquer les bons résultats observés; leur thermalité, leur radioactivité liée à l'émanation de radon, et la présence de certains éléments particuliers comme la silice. Ces facteurs, ajoutés à d'autres comme les techniques de la crénothérapie et les effets globaux des cures, rendent compte de la complexité des modes d'action, et de l'aspect multifactoriel du traitement thermal.

jeudi 9 juillet 2020

La campagne a le vent en poupe !

Tel territoire isolé peut, sous l’impulsion d’acteurs (élus, citoyens, chefs d’entreprise), être particulièrement dynamique, contrairement à son voisin. 

L’exemple de Saâles, une petite commune du Bas-Rhin, à la frontière des Vosges. Les initiatives que le maire, Jean Vogel. a mises en place avec ses habitants sont impressionnantes. Chaufferie collective au bois local, village vacances écolo, zone artisanale où se sont installés des petites entreprises d’agro-alimentaire à haute valeur ajoutée, une maison de retraite, un centre de formation pour les jeunes, etc. Le village a aussi été rénové, et plusieurs commerces ont survécu... L’énergie et l’inventivité de ce maire qui vient d’achever son dernier mandat sont peu communes, mais la recette de son succès, elle, est plutôt simple. Il s’est demandé : de quoi avons-nous besoin et quels sont nos atouts  ?

Suite de l’article de Nathalie Villard sur Capital.fr publié le 8 juillet 2020

jeudi 19 avril 2018

Attractivité des communes rurales : les cafés, hôtels, restaurants plébiscités par les français

A  l’occasion des Assises de la ruralité qui se sont tenues à Rodez lundi 9 avril 2018, l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) a présenté son manifeste "Cafés, Hôtels, Restaurants : le cœur battant de nos villages" avec 7 priorités pour réveiller les territoires ruraux.

Pour appuyer son propos l’UMIH a confié à l’Ifop la réalisation d’une enquête pour mesurer l’image et l’attachement des Français à ces commerces de proximité si importants dans les zones rurales :

- La contribution des cafés, hôtels, restaurants aux communes rurales est reconnue de manière quasi-unanime par les Français : 90 % des Français pensent que dans une commune rurale, la présence d'un CHR contribue à la vie économique et au lien social.

- Pour autant, ces commerces ne semblent pas toujours faciles à trouver : 68% des Français affirment avoir déjà eu des difficultés à trouver un hôtel, 54% un restaurant et 43% un café.

 - Les Français plébiscitent la présence de services leur facilitant les échanges (accès wifi, distributeur d'argent, relai poste), ou la possibilité de trouver des produits locaux. La vente de produits du tabac ou des jeux à gratter apparait comme un service secondaire à proposer aux yeux des Français.

 - La suppression des pré-enseignes dérogatoires est un frein au développement économique des CHR pour 85% des Français.


Lire les résultats de l’étude :

http://www.ifop.fr/?option=com_publication&type=poll&id=4016