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samedi 23 janvier 2021

Il est vital de déconfiner le centre thermal de La Vôge-les-Bains !

Le secteur du thermalisme est, depuis le 30 octobre 2020, la seule offre médicale - remboursée par l’assurance maladie -, inaccessible au motif qu’il est associé au tourisme. Alors que la médecine thermale rend d’importants services dans la prise en charge des maladies chroniques notamment pour réduire douleurs et insomnies ou le sevrage de médicaments. 

Quand les stations thermales ont été ouvertes (juillet à novembre 2020), aucun cluster n’y a été enregistré. Les conditions d’accès aux cures ont fait l’objet de recommandations encadrées au plus haut niveau de l’État et suivies à la lettre par la profession. Pour l’Académie de médecine, "la médecine thermale contribue à la prise en charge de séquelles et à l’apaisement du stress engendré par le séjour prolongé en service de réanimation".  

Les centres thermaux, lieux de repos et de bien-être apportent ce qu’il faut de répit, d’apaisement et de retour à soi, et sont à l’évidence parfaitement adaptés pour viser cet objectif - outre les soins habituels - en cette période :
- aux personnes atteintes du Covid et qui en gardent des séquelles (respiratoire, musculaire, psychologique, fatigue…)
- aux personnes qui présentent des conséquences psychologiques induites par la crise. 

Pourquoi se priver de cette aide existante et précieuse ? Les enjeux sont importants aussi en termes d’emplois, de vie économique, de maintien des médecins, pour la commune de La Vôge-les-Bains et les communes environnantes et pour l’attractivité du territoire de la communauté d’agglomération d’Epinal : 15 à 20 % des commerces n'existeraient pas sans l'activité thermale. 

On ne peut impunément mettre à l’arrêt un pays pour combattre un agent infectieux, certes contagieux mais dont la létalité n’excède pas celle de la grippe. Il est vital de déconfiner les stations thermales !




Pour en savoir plus sur la station thermale de La Vôge-les-Bains :

Rémi Dehaye. L’essor récent de la station thermale de Bains-les-Bains: analyse des résultats d’une nouvelle orientation thérapeutique. Sciences du Vivant [q-bio]. 2004.

Résumé : Bains-les-Bains, station thermale du sud des Vosges, réputée depuis un siècle pour le traitement des maladies cardio-artérielles, connaît depuis plus de dix ans une fréquentation croissante, grâce à l'agrément dans un nouveau domaine thérapeutique, celui des affections de l'appareil locomoteur, à la suite d'une évaluation rigoureuse de l'efficacité de cures en rhumatologie par des tests de qualité de vie et la surveillance de la consommation médicamenteuse. 
Déjà dans son histoire, dont l'origine remonte à l'époque romaine, les bienfaits des cures ont constitué la cause primordiale de sa fréquentation. Une revue générale des études anciennes et récentes, menées à Bains-les-Bains, permet de dégager les principaux mécanismes susceptibles d'expliquer l'action de la cure, étayés par d'autres travaux réalisés de par le monde sur le thermalisme. Trois caractéristiques principales des eaux de Bains semblent devoir être retenues, pour expliquer les bons résultats observés; leur thermalité, leur radioactivité liée à l'émanation de radon, et la présence de certains éléments particuliers comme la silice. Ces facteurs, ajoutés à d'autres comme les techniques de la crénothérapie et les effets globaux des cures, rendent compte de la complexité des modes d'action, et de l'aspect multifactoriel du traitement thermal.

lundi 12 novembre 2012

Le thermalisme du XXIe siècle reste à inventer

« Aujourd'hui, c'est le thermalisme du XXIe siècle que nous souhaitons inventer », avait résumé André Rossinot à l'occasion d'une nouvelle étape dans le projet de centre dédié au bien-être, au thermalisme et aux activités thermalo-sportives à Nancy Thermal.

Près d'un millier de personnes ont pu découvrir les douches à affusion, les baignoires d'hydromassage, les salles d'application des boues tout au long de l'après-midi dans le cadre d'une journée portes ouvertes.

Cet espace de 540 m2 accueillera jusque décembre 2012 une étude clinique portant sur l'arthrose du genou. Pilotée par le service de rhumatologie du CHU de Nancy, cette étude permettra de déterminer si l'eau issue du 4e forage, à 800 mètres sous terre, présente des vertus bénéfiques pour la santé. Une étape clé en vue de l'obtention d'un agrément d'eau thermale.

Ce projet ambitieux pourrait permettre de renouer avec les origines du lieu remontant au début du siècle. « Le premier forage avait été réalisé à l'initiative de Louis Lanternier en 1909 et le label thermal avait été obtenu en 1911 », a rappelé Marie-Catherine Tallot, conseillère communautaire déléguée aux activités médico-sportives et au projet expérimental Nancy-Thermal. Mais avec la mort de Louis Lanternier  à la guerre de 14-18, le site avait périclité. Un siècle plus tard, c'est un véritable retour aux sources qui s'opère.

Alors à quand une vraie politique du tourisme incluant le thermalisme ludique et de remise en forme, ressource inépuisable et naturelle, dont la Lorraine est bien pourvue outre Vittel et Contrexéville ? C'est le moment de le valoriser, puisque le ministère de la santé préconise le sport, intention louable, mais qui ne concernera pas un plus grand nombre.

mercredi 3 octobre 2012

Un traitement inégalitaire du thermalisme en Lorraine...

« Aujourd'hui, c'est le thermalisme du XXIe siècle que nous souhaitons inventer », a résumé André Rossinot à l'occasion d'une nouvelle étape dans le projet de centre dédié au bien-être, au thermalisme et aux activités thermalo-sportives à Nancy Thermal : l'inauguration des  locaux réhabilités jouxtant à la piscine ronde de Nancy-Thermal en présence de nombreux professionnels de santé. Près d'un millier de personnes a également pu découvrir les douches à affusion, les baignoires d'hydromassage, les salles d'application des boues tout au long de l'après-midi dans le cadre d'une journée portes ouvertes.
Cet espace de 540 m2 accueillera d'avril à décembre 2012 une étude clinique portant sur l'arthrose du genou. Pilotée par le service de rhumatologie du CHU de Nancy, cette étude permettra de déterminer si l'eau issue du 4e forage, à 800 mètres sous terre, présente des vertus bénéfiques pour la santé. Une étape clé en vue de l'obtention d'un agrément d'eau thermale.
Ce projet ambitieux pourrait permettre de renouer avec les origines du lieu remontant au début du siècle. « Le premier forage avait été réalisé à l'initiative de Louis Lanternier en 1909 et le label thermal avait été obtenu en 1911 », a rappelé Marie-Catherine Tallot, conseillère communautaire déléguée aux activités médico-sportives et au projet expérimental Nancy-Thermal. Mais avec la mort de Louis Lanternier  à la guerre de 14-18, le site avait périclité. Un siècle plus tard, c'est un véritable retour aux sources qui s'opère.

•    Les personnes souffrant d'arthrose du genou peuvent se porter volontaires dans le cadre de l'étude clinique portée par le CHU de Nancy en composant un numéro vert : 0 800 50 20 73.
En savoir plus

Source : http://www.grand-nancy.org


Les thermes de Bains les Bains connaîtront-ils un développement s'inscrivant dans le schéma touristique départemental ?

samedi 7 janvier 2012

L'avenir du thermalisme dans les Vosges

Après avoir effectué plusieurs visites sur place et auditionné une cinquantaine de personnalités et d'experts, le Conseil national du tourisme (CNT) a présenté ses conclusions à l'occasion des Rencontres nationales du thermalisme, organisées à Evian du 16 au 18 novembre 2011.

Tous les interlocuteurs rencontrés "ont confirmé que le maintien d'une activité relevant des procédures et des interventions financières de l'assurance maladie était une condition nécessaire à la survie des établissements thermaux et par conséquent à celle des stations elles-mêmes". Les petites stations dépendent fortement du thermalisme qui peuvent représenter jusqu'à 70% de l'emploi local.