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samedi 7 janvier 2023

Communes forestières : nouvelle convention de partenariat ONF/FNCOFOR

La Fédération nationale des communes forestières (FNCofor) et l'Office national des forêts (ONF) ont signé le 13 décembre dernier une nouvelle convention de partenariat pour la période 2022-2025. Ce document définit cinq axes d'action pour la gestion durable des forêts communales, qui représentent deux tiers des forêts publiques. 


À partir de 2023, les aménagements, nouveaux ou en révision, comporteront une estimation en volume et en valeur pour mettre à disposition, au moment de l’élaboration de l’aménagement, une estimation de la valeur patrimoniale de la forêt communale (capital sur pied), indique la convention. Le document met aussi en avant "une stratégie de commercialisation des bois partagée entre les élus et l'ONF". D'ici 2025, les deux parties se fixent un objectif de développement des contrats de 35%, hors crise, (contre 20% actuellement en forêt communale), "afin de conforter le tissu économique local et d’accroître la valeur ajoutée dans les territoires". 

Lien vers le document sur le site de la Fédération nationale des communes forestières 

vendredi 30 septembre 2022

Prix du bois des forêts communales

L'office national des forêts (ONF) est chargé, en application de l'article L. 214-6 du code forestier, de la vente des coupes et produits des coupes dans les bois et forêts des collectivités et personnes morales bénéficiant du régime forestier. 

Ces ventes se font « dans les mêmes formes » que pour les bois et forêts de l'État. Dans le cas des ventes par soumission, les collectivités sont invitées par l'ONF à fixer un prix plancher pour chaque lot mis en vente. Lors de la vente, le lot est attribué au professionnel qui aura proposé l'offre la plus élevée, dès lors que le prix proposé est supérieur au prix de plancher fixé par le propriétaire. 

Dans le cas des ventes en contrats d'approvisionnement, l'ONF négocie en son nom et pour son compte le prix de vente avec l'acheteur, pour les bois provenant des forêts domaniales mais également pour les bois mis à disposition de l'ONF par les collectivités. L'État pour sa part a demandé à l'ONF d'augmenter significativement les volumes de bois domaniaux vendus sous forme de contrat afin de sécuriser l'approvisionnement de la filière et de fixer la valeur ajoutée au plus près des lieux de production sur les territoires. Les collectivités se sont engagées à suivre la même dynamique en rehaussant leur niveau d'ambition en la matière et ce, en contrepartie du statu quo sur le niveau des frais de garderie qu'elles versent à l'ONF. La contractualisation permet en effet de sécuriser non seulement l'approvisionnement des scieries mais aussi l'écoulement des produits comme en témoigne l'expérience de contractualisation massive des bois scolytés qui a permis de freiner l'effondrement des cours. 

Quant à la vente de gré à gré simple, elle est pratiquée marginalement lorsque les lots n'ont pas trouvé preneur dans les autres formes. L'ONF s'appuie sur sa connaissance des marchés pour négocier au mieux les prix de ces lots. Concernant plus spécifiquement la situation remontée, au regard des données fournies par l'ONF, et sauf précision notamment sur l'essence en question, les faibles prix observés pourraient probablement être liés à l'épisode assez long de la crise des scolytes qui a frappé les forêts d'épicéas des régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté entre 2018 et 2021. Le marché a été inondé de produits de qualité dégradée, ce qui a provoqué un effondrement des cours des résineux. 

Grâce aux contrats que l'ONF a su trouver et mettre en place, le marché local a pu être désengorgé et les produits valorisés à un prix meilleur que ne l'aurait fixé le marché local. Une autre raison, si cela concerne le chêne, pourrait être que les contrats d'approvisionnement de la saison 2021-2022 ont été négociés par l'ONF en juillet 2021, avant la hausse observée dans les ventes par soumissions. 

Dans tous les cas, les statistiques de suivi des prix de vente tenus par l'ONF depuis 2007 et publiés dans sa lettre de conjoncture trimestrielle mettent en évidence l'augmentation des prix de vente en forêts publiques pour l'ensemble des produits depuis l'automne 2021. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour mieux sécuriser le cadre contractuel, notamment au regard d'un marché fluctuant.

Réponse du Ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire publiée dans le JO Sénat du 29/09/2022 à la Question écrite n° 02511 de la sénatrice Christine Herzog (Moselle)  

jeudi 13 janvier 2022

Voirie forestière : Guide des droits et obligations des élus

La Fédération nationale des communes forestières (FNCofor) vient de publier à l´intention des élus des communes forestières le guide "Voirie forestière : Guide des droits et obligations des élus". 

La voirie est une préoccupation constante pour les élus et les riverains  : les routes ne sont pas calibrées pour supporter la charge à l’essieu des camions-grumiers, - souvent en surpoids - comme en témoigne l´état de la Grande Rue de Fontenoy le Château. 

Le coût de remise en état est supporté par le département ou, dans le cas de la rue pavée de la Grande Rue, par la commune dont les finances ne permettent pas la restauration. L’absence de limitation du tonnage pour emprunter la rue est un facteur supplémentaire de dégradation indiscutable. L’étroitesse de la rue, notamment au niveau du café L’Arlequin, devant lequel le stationnement n’a pas été interdit, rend la circulation des piétons et notamment des enfants dangereuse. Les grumiers et tracteurs agricoles passant à moins d’un mètre des habitations !

Ces voiries communales font l’objet de débats voire de contestations tant la question du financement de la création et de l’entretien est cruciale, peut-on lire dans le guide. 

Si ces voiries sont un outil majeur pour le bon fonctionnement de la filière forêt-bois, tout particulièrement dans les zones très forestières et productives, alors un vrai schéma de circulation des grumiers et autres poids-lourds devrait viser la cohérence avec le schéma touristique du département et de la communauté d’agglomération d’Epinal pour ce qui concerne les communes de la CAE.




Télécharger le guide  de la Fédération nationale des communes forestières (FNCofor). janvier 2022, 116 p. 

vendredi 11 juin 2021

Gestion forestière communale et régime forestier

Le régime forestier constitue le socle de la politique forestière de la nation et garantit la gestion durable et multifonctionnelle des forêts publiques qui repose sur leurs trois fonctions économique, environnementale et sociétale. 

L'article L. 121-3 du code forestier dispose que les bois et forêts relevant du régime forestier satisfont de manière spécifique à des besoins d'intérêt général soit par l'accomplissement des obligations particulières prévues par ce régime, soit par une promotion d'activités telles que l'accueil du public, la conservation des milieux, la prise en compte de la biodiversité et la recherche scientifique. 

L'article L. 211-1-I-2° du code forestier dispose que relèvent du régime forestier les bois et forêts susceptibles d'aménagement, d'exploitation régulière ou de reconstitution qui appartiennent à des collectivités et auxquels le régime forestier a été rendu applicable dans les conditions prévues à l'article L. 214-3 , à savoir par l'autorité administrative compétente de l'État après avis de la collectivité ou, en cas de désaccord, par le ministre chargé des forêts. 

Conformément à l'article L. 221-2 du code forestier, l'Office national des forêts (ONF) est seul chargé de la mise en œuvre du régime forestier. Il exerce cette mission dans le cadre des aménagements prévus à l'article L. 212-1 du code forestier. Celui-ci dispose que les bois et forêts des collectivités relevant du régime forestier sont gérés conformément à un document d'aménagement approuvé par arrêté du représentant de l'État en région, après accord de la collectivité. Ce document d'aménagement, élaboré par l'ONF, prend en compte les objectifs de gestion durable, notamment la contribution actuelle et potentielle de la forêt à l'équilibre des fonctions écologique, économique et sociale du territoire où elle se situe, ainsi que les caractéristiques des bassins d'approvisionnement des industries du bois. Il fixe également l'assiette des coupes. 

S'agissant des forêts appartenant à des personnes publiques sans relever du I de l'article L. 211-1 précité, donc hors régime forestier, elles présentent une garantie de gestion durable si elles sont gérées conformément à un règlement type de gestion agréé, que le propriétaire s'est engagé à appliquer pour une durée et selon des modalités fixées à l'article R. 124-2 du code forestier.

 

Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation publiée dans le JO Sénat du 10/06/2021

lundi 8 mars 2021

La fixation du carbone en forêt va-t-elle devenir une activité rémunérée ?

La séquestration du carbone en forêt est un objectif national prioritaire. De nombreuses entreprises se tournent désormais vers la forêt pour compenser leurs émissions globales de gaz à effet de serre. 

En constituant un puits net de carbone, les forêts françaises dans leur ensemble rendent donc à la société ce que l'on appelle un service écosystémique, important en quantité et jusque-là considéré comme gratuit. Cependant, le développement des "aménités environnementales et sociales" de la forêt, et l'évaluation des modalités de leur rémunération, font partie des objectifs que le Code forestier, en son article L 122-2-2, assigne au programme national de la forêt et du bois. 

Au niveau d'une propriété, jusqu'à très récemment, la séquestration de carbone stimulée par la gestion forestière ne figurait pas parmi les services pouvant donner droit à une contrepartie financière. L´Académie d´agriculture dans sa séance du 27 janvier dernier, a permis de comprendre son principe et son fonctionnement avec des témoignages d’entreprises et de propriétaires forestiers. 

Pour lire les compte-rendus et voir la séance https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/la-fixation-du-carbone-en-foret-va-t-elle-devenir-une-activite

vendredi 24 août 2018

La forêt communale peut-elle être vendue ?

La cession par une collectivité territoriale d'une forêt lui appartenant est possible, dans la mesure où cette forêt relève de son domaine privé. En effet, seul les biens ressortissant du domaine privé sont aliénables, le domaine public étant inaliénable. Une forêt appartient au domaine privé d'une collectivité, ce qui permet sa cession, dans deux cas :

Premier cas : Une forêt appartient au domaine privé d'une collectivité lorsqu'elle est soumise au régime forestier, par détermination de la loi (article L. 2212-1 du code général de la propriété publique). Pour être soumise au régime forestier, une forêt doit présenter les caractéristiques suivantes (article L. 214-3 du code forestier) : Elle appartient à la collectivité territoriale, ou cette dernière a sur elle des droits de propriété indivis ; elle est susceptible d'aménagement, d'exploitation régulière ou de reconstitution. Cet élément s'explique par la finalité économique du régime forestier, qui en principe n'est pas destiné à des espaces naturels non-productifs. L'application du régime forestier doit être prononcée par l'autorité administrative compétente de l'État, après avis de la collectivité territoriale. En cas de désaccord, la décision est prise par arrêté du ministre chargé des forêts.

Second cas :Même si elle n'est pas soumise au régime forestier, une forêt peut appartenir au domaine privé d'une collectivité. C'est le cas lorsqu'elle ne répond pas aux critères d'appartenance au domaine public. En effet, lorsqu'un bien n'appartient pas au domaine public, il appartient par défaut au domaine privé. Un bien est considéré comme relevant du domaine public lorsque, d'une part, il appartient à une personne publique et, d'autre part, il est affecté soit à l'usage direct du public soit à un service public. Dans le cas où le bien est affecté à un service public, une condition supplémentaire est qu'il fasse l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public. Une forêt, ne relevant pas du régime forestier, appartient au domaine public lorsqu'elle est ouverte aux usagers. C'est, par exemple, le cas d'un bois accueillant des promeneurs. Une forêt, ne relevant pas du régime forestier, appartient également au domaine public lorsqu'elle est affectée à un service public : tourisme, loisir, protection de l'environnement.

Dans ces cas où la forêt appartient au domaine public, il n'est pas possible de la céder sauf à mettre en œuvre préalablement une procédure de déclassement du domaine public. Dans les autres cas, elle appartient au domaine privé et il est possible de la céder.

Source : Ministère de l’agriculture, 23 août 2018, en réponse au sénateur J.L. Masson

samedi 28 juillet 2018

Cessions de bois aux particuliers et affouage en forêts communales

Question écrite n° 05735 de Mme Martine Berthet(Savoie - Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 21/06/2018.

 Mme Martine Berthet attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les nouvelles directives de l'office national des forêts (ONF) en matière de cessions de bois aux particuliers et d'affouage en forêts communales. En effet, l'instruction interne n° INS-17-T-90 interdit notamment la délivrance, par les agents de l'ONF, de bois de diamètre supérieur à 45 cm, de bois encroués, enchevêtrés ou sous tension, à proximité d'ouvrages (habitations, routes publiques, lignes électriques…) et interdit toute coupe dans les zones de pentes supérieures à 40 %, excluant ainsi de fait toute coupe en forêt de montagne. Les aménagements des forêts communales, documents approuvés par le préfet de région, contiennent un état d'assiette indiquant la destination des bois. En Savoie, l'ONF et la commune historique de Mâcot-la-Plagne (et donc la commune de La Plagne Tarentaise), par exemple, sont liés par une convention signée pour vingt ans, qui serait donc remise en cause de manière unilatérale par ces dispositions. De très nombreuses communes, comme Val Cenis ou Notre-Dame-du-Pré, sont concernées par ces nouvelles dispositions. L'affouage est une pratique ancienne qui contribue à l'entretien des forêts. Le retrait des arbres chablis et secs permet de prévenir les attaques de scolytes et l'absence d'entretien aurait des conséquences extrêmement dommageables pour la santé du patrimoine forestier. L'entretien des forêts permet également d'assurer la sécurité des populations vis-à-vis des risques d'incendies augmentés. Enfin, un moindre entretien des sentiers peut avoir, par voie de conséquence, une incidence sur l'activité touristique locale. De plus, le critère de dangerosité des pentes au-delà de 40 % est rédhibitoire en montagne.

Lors de la signature du contrat d'objectifs et de performance 2016-2020, lequel prévoit notamment une mobilisation accrue de la récolte de bois en forêt communale, à hauteur de 8,5 millions de m3, les communes ont réaffirmé leur volonté de disposer d'un gestionnaire unique et se sont engagées à stabiliser leur soutien à l'ONF à hauteur de 30 millions d'euros d'ici 2020. Ces dispositions, appliquées sans concertation préalable avec les communes qui ont fait le choix de poursuivre leur partenariat avec l'ONF, apparaissent aux yeux des élus concernés comme une grave atteinte à la confiance qu'ils ont choisi d'accorder à l'office, ce qu'ils regrettent vivement. Elle lui demande si le Gouvernement entend revoir sa position afin que ces communes puissent continuer à garantir une politique de gestion durable et la diversité biologique des forêts en partenariat avec l'ONF, mais aussi leur productivité, leur capacité de régénération ainsi que leur vitalité et leur capacité de satisfaire les fonctions économiques, écologiques et sociales locales.

Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation.

Si l'affouage présente un intérêt sylvicole et social indéniable, sa pratique présente des risques en termes de sécurité lorsque les bénéficiaires sont des particuliers exerçant pour leur propre compte sans avoir reçu de formation et ne disposant pas de l'équipement et du matériel répondant aux exigences applicables aux professionnels. L'instruction interne de l'office national des forêts (ONF) relative à la pratique de l'affouage ne remet aucunement en cause cette pratique mais au contraire elle la valorise tout en précisant les modalités de mise en œuvre dans l'intérêt général.

Au titre de son devoir de conseil, l'ONF, auquel l'article L. 211-1 du code forestier confie la gestion des forêts des collectivités relevant du régime forestier, est tenu de préciser à une collectivité donnée qu'il ne peut lui délivrer les bois aux fins d'une exploitation par les habitants lorsqu'il existe un danger avéré inhérent aux conditions techniques d'exploitation. Or l'exploitation forestière, qui est une activité dangereuse en soi, l'est plus encore en montagne en raison du relief. Dans ces conditions, l'ONF a non seulement le devoir de conseiller à la collectivité de faire procéder à l'exploitation des bois par un professionnel au choix de ladite collectivité mais est également fondé à refuser la délivrance d'une coupe sur pied destinée aux habitants affouagistes et à ne délivrer les bois qu'une fois façonnés par le professionnel retenu par la collectivité. Au-delà du devoir d'information et de conseil qui lui incombe, l'ONF a également l'obligation juridique de refuser de contribuer par ses agissements à créer un risque ou faciliter sa réalisation. Au plan pénal, si un accident survenait lors de l'exploitation d'une coupe d'affouage par les habitants, l'ONF et ses agents mais également la collectivité et ses représentants pourraient être regardés comme les acteurs indirects de l'accident (article 121-3 alinéa 2 du code pénal). Or l'auteur indirect peut être condamné pénalement s'il a commis une faute caractérisée exposant autrui à un risque d'une particulière gravité que l'auteur ne pouvait ignorer. C'est pour ces raisons que l'association des communes forestières de Savoie recommande, dans la plaquette qu'elle a publiée en 2015, de recourir à l'affouage dit « façonné » c'est-à-dire après abattage par des professionnels. L'exercice de ce droit de refus de délivrance ne doit pas être confondu avec l'inscription à l'état d'assiette qui relève de la seule décision du conseil municipal et à laquelle l'ONF ne peut s'opposer que dans le cadre des dispositions de l'article R. 214-20 du code forestier.

jeudi 22 mars 2018

Le Sénat a auditionné le Directeur général de l’Office national des forêts. Christian Dubreuil.

Mercredi matin 21 mars,  la Commission des affaires économiques du Sénat a auditionné le Directeur général de l’Office national des forêts, Christian Dubreuil, lequel a dû faire face à un feu nourri de questions sur les tensions sociales au sein de l’établissement.

Les onze syndicats, représentant environ 10% des 9000 personnels, fonctionnaires et salariés, ont démissionné de ses instances en septembre 2017 pour dénoncer un « climat social délétère », ainsi que le contrat d’objectifs et de performances (COP) signé avec l’État pour la période 2016-2020, qu’elles jugent « irréaliste ».

Pour bien connaître l’établissement depuis 35 ans, il est indéniable que le dialogue n’est pas aisé entre la (les) direction(s) et le personnel. Mais ce serait mentir que de soutenir que le climat y est plus délétère qu’ailleurs ! Et que les auteurs de ce climat ne sont pas forcément à rechercher dans la direction centrale, même s’il y aurait à dire, mais plutôt dans l’attitude conflictuelle permanente de certains syndicats notamment à l’Est et dans le Sud-ouest. Faut-il y voir une corrélation avec  les 45 personnes qui ont mis fin à leurs jours dans ces régions ? Être en permanence maintenu dans un climat de guéguerre (il est mal vu de ne pas « marcher » avec les collègues) surtout dans des petites unités territoriales, peut avoir des conséquences graves sur des personnels ayant aussi des soucis personnels. Les personnels de l’ONF sont bien payés (traitements, primes et salaires) sujet sur lequel les syndicats ne communiquent pas d’ailleurs.

Les demandes, légitimes, des communes forestières, doivent davantage porter sur la nécessaire évolution économique de la forêt et aborder ce sujet du dialogue social en tant que partenaires de l’ONF. Le rapprochement et le dialogue avec l’interprofession devrait être leur  priorité car il y a urgence. 


Vidéo complète de l’audition
http://videos.senat.fr/video.594846_5ab047781b079.audition-de-m-christian-dubreuil-directeur-general-de-l-office-national-des-forets-onf

Intervention du Sénateur vosgien Daniel Gremillet à partir de 00:44:00