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lundi 6 décembre 2021

Le monde rural réclame plus d'aides pour déployer son potentiel économique

"L’avenir du pays est à la campagne." Pour Michel Fournier, président des Maires ruraux de France, cela ne fait aucun doute : les communes rurales ont un rôle à jouer pour relever les défis à venir, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux." 

"La désertification médicale continue de progresser, le désenclavement des communes rurales par les mobilités innovantes est encore loin d'être achevé et il reste difficile pour les communes d'obtenir une aide en ingénierie facilitant la mise en œuvre de leurs projets de territoire", a-t-il ajouté. 

Lire l'article sur Major
https://major.com/media/724-monde-rural-reclame-plus-aides-deployer-potentiel-economique

samedi 23 janvier 2021

Il est vital de déconfiner le centre thermal de La Vôge-les-Bains !

Le secteur du thermalisme est, depuis le 30 octobre 2020, la seule offre médicale - remboursée par l’assurance maladie -, inaccessible au motif qu’il est associé au tourisme. Alors que la médecine thermale rend d’importants services dans la prise en charge des maladies chroniques notamment pour réduire douleurs et insomnies ou le sevrage de médicaments. 

Quand les stations thermales ont été ouvertes (juillet à novembre 2020), aucun cluster n’y a été enregistré. Les conditions d’accès aux cures ont fait l’objet de recommandations encadrées au plus haut niveau de l’État et suivies à la lettre par la profession. Pour l’Académie de médecine, "la médecine thermale contribue à la prise en charge de séquelles et à l’apaisement du stress engendré par le séjour prolongé en service de réanimation".  

Les centres thermaux, lieux de repos et de bien-être apportent ce qu’il faut de répit, d’apaisement et de retour à soi, et sont à l’évidence parfaitement adaptés pour viser cet objectif - outre les soins habituels - en cette période :
- aux personnes atteintes du Covid et qui en gardent des séquelles (respiratoire, musculaire, psychologique, fatigue…)
- aux personnes qui présentent des conséquences psychologiques induites par la crise. 

Pourquoi se priver de cette aide existante et précieuse ? Les enjeux sont importants aussi en termes d’emplois, de vie économique, de maintien des médecins, pour la commune de La Vôge-les-Bains et les communes environnantes et pour l’attractivité du territoire de la communauté d’agglomération d’Epinal : 15 à 20 % des commerces n'existeraient pas sans l'activité thermale. 

On ne peut impunément mettre à l’arrêt un pays pour combattre un agent infectieux, certes contagieux mais dont la létalité n’excède pas celle de la grippe. Il est vital de déconfiner les stations thermales !




Pour en savoir plus sur la station thermale de La Vôge-les-Bains :

Rémi Dehaye. L’essor récent de la station thermale de Bains-les-Bains: analyse des résultats d’une nouvelle orientation thérapeutique. Sciences du Vivant [q-bio]. 2004.

Résumé : Bains-les-Bains, station thermale du sud des Vosges, réputée depuis un siècle pour le traitement des maladies cardio-artérielles, connaît depuis plus de dix ans une fréquentation croissante, grâce à l'agrément dans un nouveau domaine thérapeutique, celui des affections de l'appareil locomoteur, à la suite d'une évaluation rigoureuse de l'efficacité de cures en rhumatologie par des tests de qualité de vie et la surveillance de la consommation médicamenteuse. 
Déjà dans son histoire, dont l'origine remonte à l'époque romaine, les bienfaits des cures ont constitué la cause primordiale de sa fréquentation. Une revue générale des études anciennes et récentes, menées à Bains-les-Bains, permet de dégager les principaux mécanismes susceptibles d'expliquer l'action de la cure, étayés par d'autres travaux réalisés de par le monde sur le thermalisme. Trois caractéristiques principales des eaux de Bains semblent devoir être retenues, pour expliquer les bons résultats observés; leur thermalité, leur radioactivité liée à l'émanation de radon, et la présence de certains éléments particuliers comme la silice. Ces facteurs, ajoutés à d'autres comme les techniques de la crénothérapie et les effets globaux des cures, rendent compte de la complexité des modes d'action, et de l'aspect multifactoriel du traitement thermal.

jeudi 9 juillet 2020

La campagne a le vent en poupe !

Tel territoire isolé peut, sous l’impulsion d’acteurs (élus, citoyens, chefs d’entreprise), être particulièrement dynamique, contrairement à son voisin. 

L’exemple de Saâles, une petite commune du Bas-Rhin, à la frontière des Vosges. Les initiatives que le maire, Jean Vogel. a mises en place avec ses habitants sont impressionnantes. Chaufferie collective au bois local, village vacances écolo, zone artisanale où se sont installés des petites entreprises d’agro-alimentaire à haute valeur ajoutée, une maison de retraite, un centre de formation pour les jeunes, etc. Le village a aussi été rénové, et plusieurs commerces ont survécu... L’énergie et l’inventivité de ce maire qui vient d’achever son dernier mandat sont peu communes, mais la recette de son succès, elle, est plutôt simple. Il s’est demandé : de quoi avons-nous besoin et quels sont nos atouts  ?

Suite de l’article de Nathalie Villard sur Capital.fr publié le 8 juillet 2020

jeudi 19 avril 2018

Attractivité des communes rurales : les cafés, hôtels, restaurants plébiscités par les français

A  l’occasion des Assises de la ruralité qui se sont tenues à Rodez lundi 9 avril 2018, l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) a présenté son manifeste "Cafés, Hôtels, Restaurants : le cœur battant de nos villages" avec 7 priorités pour réveiller les territoires ruraux.

Pour appuyer son propos l’UMIH a confié à l’Ifop la réalisation d’une enquête pour mesurer l’image et l’attachement des Français à ces commerces de proximité si importants dans les zones rurales :

- La contribution des cafés, hôtels, restaurants aux communes rurales est reconnue de manière quasi-unanime par les Français : 90 % des Français pensent que dans une commune rurale, la présence d'un CHR contribue à la vie économique et au lien social.

- Pour autant, ces commerces ne semblent pas toujours faciles à trouver : 68% des Français affirment avoir déjà eu des difficultés à trouver un hôtel, 54% un restaurant et 43% un café.

 - Les Français plébiscitent la présence de services leur facilitant les échanges (accès wifi, distributeur d'argent, relai poste), ou la possibilité de trouver des produits locaux. La vente de produits du tabac ou des jeux à gratter apparait comme un service secondaire à proposer aux yeux des Français.

 - La suppression des pré-enseignes dérogatoires est un frein au développement économique des CHR pour 85% des Français.


Lire les résultats de l’étude :

http://www.ifop.fr/?option=com_publication&type=poll&id=4016

mardi 4 mars 2014

Les 60 orientations opérationnelles régionales touristiques lorraines horizon 2020 : des projets identifiés et des moyens pour les métropoles (Metz, Nancy), mais insuffisants pour le tourisme rural

Le centenaire de la Grande guerre mobilisera les énergies jusqu'en 2018 et c'est bien sûr, à tous égards, à l'honneur de la Lorraine. Cependant, il est regrettable que des pistes économiques du tourisme dans les territoires fragiles aient été insuffisamment développées, voire éludées. Or la Lorraine rurale, moins dense et moins peuplée constitue la majeure partie du territoire lorrain.

La navigation de plaisance, les sites  emblématiques de Lorraine comme Fontenoy-le-Château, ont disparu de l'approche régionale. Le désenclavement des territoires comme la Vôge, condition essentielle pour la vie de ces territoires, n'est pourtant pas à l'ordre du jour.

Il est à craindre que le financement public soit consacré quasi exclusivement aux sites les plus connus et les plus fréquentés au détriment d'une politique audacieuse de valorisation du tourisme nature.

Ci-dessous, la synthèse des 60 orientations opérationnelles du Conseil Régional et du Comité régional du tourisme lorrains :

1- Mobiliser l’ensemble des énergies à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre
2- Contribuer aux investissements nécessaires sur les sites les plus fréquentés pour un meilleur accueil des clientèles
3- Renforcer les atouts de Metz et Nancy en tant que destination de courts séjours urbains
4- Etendre la « Freizeit Kart » à l’ensemble des équipements culturels lorrains
5- Contribuer aux investissements nécessaires sur les sites les plus emblématiques du tourisme industriel en Lorraine

6- Mettre en synergie le savoir-faire et l’expertise acquise en Lorraine au travers de la filière Arts, Luxe
7- travailler à la mise en réseau des artisans d’arts et entreprises des métiers d’art et au développement d’une politique de promotion des métiers d’art

8- Diversifier l’offre touristique et de loisirs des communes thermales des Vosges (NDLR : Bains-les-Bains ?)
9- Soutenir les investissements nécessaires sur les équipements des centres thermaux
10- Renforcer le rôle du domaine Center Parcs comme vecteur d’image de la Lorraine

11- Soutenir les investissements nécessaires dans les stations de ski
12- Soutenir la stratégie du commissariat de massif (offre 4 saisons, sites emblématiques, itinérance, bien-être, stations-vallées familiales, écotourisme)

13- Poursuivre l’investissement de la Région pour la préservation des milieux naturels lorrains, via la maîtrise foncière - tourbières, pelouses à orchidées,…
14- Valoriser les approches départementales en réalisant un « Best Of » des meilleures randonnées
15- Soutenir la mise en réseau des parcs et jardins et de leur promotion via l’association « La Lorraine des jardins »

16- Soutenir les investissements nécessaires dans les parcs et jardins les plus remarquables
17- Valoriser l’offre écotouristique dans le plan marketing partagé
18- Contribuer au soutien des initiatives des parcs : visites guidées, supports, découverte des patrimoines, mise en marché de filières écotouristiques…

19- Hiérarchiser les travaux futurs des vélos routes voies vertes et optimiser les modalités d’intervention régionale
20- Mettre en place un programme d’actions comprenant l’ensemble des aspects qui participent à la constitution d’un véritable produit vélo en Lorraine et notamment fournir des éléments de réponse pour une valorisation touristique des véloroutes voies vertes au regard des cibles visées
21- Soutenir la promotion du tourisme de randonnée en Lorraine et afficher la « Grande Crête » comme le produit phare de la région
22- Soutenir la promotion du tourisme équestre en Lorraine
23- Soutenir la promotion du tourisme fluvial en Lorraine

24- Renforcer la communication régionale sur les différents labels garantissant la qualité des produits lorrains et valoriser la richesse gastronomique lorraine
25- Contribuer à la création et à la reprise de restaurants

26- Soutenir les évènements les plus représentatifs de la politique régionale et promouvoir l’offre touristique autour des évènementiels choisis

27- Moderniser les équipements
28- Faire évoluer la fédération des acteurs Sports et loisirs
29- Concentrer les interventions régionales en matière d’aménagement sur le projet Madine-Chambley-Lachaussée

30- Développer directement l’économie touristique et en faire bénéficier les territoires environnants en croisant destinations phares et filières thématiques
31- Chaque destination phare fera l’objet d’une convention d’objectifs élaborée de manière partenariale avec les Départements et les ADT, les OT et les groupements de communes (NDLR : quel sera l'accompagnement du CRT ?)

32- Mettre en place un plan marketing partagé qui reposera sur un plan de promotion « grand public » concerté et tirera partie des nombreuses collaborations existantes, sur la logique des 13 filières thématiques et des 15 destinations phares
2- E-transformer les politiques touristiques
33- Privilégier Internet dans l’ensemble des actions de promotion
34- Utiliser des outils communs à tous les acteurs du tourisme
35- Organiser une veille régionale afin d’anticiper les mutations numérique et sensibiliser les acteurs publics lorrains à l’enjeu majeur que représente l’aménagement numérique des territoires pour le secteur de l’économie touristique. (NDLR : on est très loin d'un projet identifié !)

36- Jouer un rôle de facilitateur en proposant dans le cadre de SITLOR de nouvelles fonctionnalités, applications, « marques blanches"
37- Soutenir l’action de la FROTSI concernant le plan de formation des offices de tourisme en Lorraine
4- Renforcer la professionnalisation des acteurs publics et privés
38- Identifier les besoins prioritaires en termes d’évolution des métiers du tourisme
39- Construire des actions adaptées

40- Mettre en place une collaboration effective entre les ingénieurs en tourisme des différentes institutions partenaires, afin de fournir une assistance aux territoires demandeurs

41- Contribuer au soutien du développement d’une offre d’hébergements haut de gamme / familiale et rurale / insolite adaptée aux besoins des territoires (NDLR : la formation des acteurs est  une nécessité, voir constat p. )
42- Promouvoir des actions de sensibilisation en liaison étroite avec les départements et leurs CDT/ADT permettant de développer toutes les formes d’accueil pour une clientèle familiale
43- Contribuer au développement de la campagne « Campings Qualité » et au soutien des Habitats Légers de Loisirs

44- Faciliter le développement de « Pass combinés » transports en commun – accès aux sites
45- Proposer l’intégration des « Pass combinés » au SMIRT (Syndicat Mixte Intermodal Régional des Transports)

46- Valoriser le DQT (Dispositif Qualité Territorial)
9 - Mettre en oeuvre une nouvelle étape de l’observation touristique
47- Mieux connaître la fréquentation touristique
48- Sortir d’une approche purement statistique

49- Recenser l’ensemble des initiatives d’aides au départ des moins favorisés et les intégrer dans SITLOR
50- Soutenir le départ des seniors, en complément des actions menées pour les juniors en privilégiant les séjours dans les structures lorraines
2- Ouvrir le tourisme lorrain à tous ceux qui le souhaitent
51- Intégrer le tourisme social et solidaire dans l’ensemble des actions de promotion du CRT

52- Poursuivre la participation à la rénovation des équipements sociaux et solidaires
53- Rédiger une charte d’accueil qualité à l’attention des propriétaires intéressés par la mise à disposition de logement gratuit type « couch surfing »
4- Donner sa vraie place au tourisme social et solidaire dans les actions de formation
54- Accompagner les acteurs du tourisme social et solidaire dans le montage d’actions de formation spécifiques

55- Participer aux actions de collaboration entre les acteurs touristiques de la Grande Région et du Grand Est et inciter les prestataires lorrains à s’inscrire dans des dynamiques transfrontalières
56- Valoriser les actions de promotion transfrontalières

57- Intégrer la Grande Région dans les politiques régionales de promotion touristique et inciter les partenaires à en faire de même

58- Contractualiser le partenariat entre les Départements et la Région
2- Mettre en place une démarche de contractualisation avec les destinations phares
59- Préciser les modalités de soutien de la Région et du CRT dans le cadre des destinations phares

60- Mobiliser tous les acteurs du tourisme lorrain dans le cadre d’une conférence annuelle




Sources : 
- Région lorraine. Schéma lorrain de développement durable de l'économie touristique 2013-2020. Décembre 2012, Délibération n°12SP-1369, 146 p.
- Région lorraine. Lorraine 2010. Document de travail. Octobre 2011, 263 p.

mercredi 27 février 2013

Musée de la Lutherie et de l'Archèterie françaises de Mirecourt lauréat du prix "Patrimoine pour tous"

Le Musée de la Lutherie et de l'Archèterie françaises de Mirecourt est lauréat du prix "Patrimoine pour tous" dans la Catégorie Établissements relevant des collectivités territoriales. La muséographie du Musée de la Lutherie et de l'Archèterie françaises à Mirecourt (Lorraine)a été repensée pour rendre accessible au plus grand nombre tous les aspects de l'instrument de musique à cordes (esthétique, sonore, technique). Ce travail a abouti au printemps 2011 à l'inauguration d'une nouvelle scénographie qui prend en compte les besoins pour les quatre déficiences et l'octroi des quatre labels « Tourisme&Handicap ». Cette institution propose également des activités culturelles et musicales adaptées pour tous, encadrées par du personnel formé dans le domaine du médico-social et de la musicologie. http://www.musee-lutherie-mirecourt.fr/

vendredi 8 février 2013

Jackie Pierre défend la forêt vosgienne au Sénat et souhaite la réécriture du code forestier, devenu "obsolète"

Intervention du Sénateur Jackie Pierre, « promoteur et défenseur de la belle forêt vosgienne » au Sénat le 7 février lors de la discussion du projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2012-92 du 26 janvier 2012 relative à la partie législative du code forestier.

Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des affaires économiques, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, ce projet de loi a deux qualités majeures. D'abord, il démontre que le choix de la méthode de codification à droit constant par ordonnance du Gouvernement est le bon. C'est un choix efficace qui ne remet pas en cause les prérogatives du Parlement, seul compétent pour ratifier.

Ensuite, ce projet débouche sur une recodification complète du code forestier, devenue absolument nécessaire. Le nouveau code sera plus lisible, avec une réelle amélioration pour les praticiens : au-delà du toilettage du code forestier, ce projet met en place une articulation particulièrement bienvenue entre le code pénal et le code forestier.
Comme l'a noté notre excellent rapporteur Philippe Leroy, il s'agit d'un exercice réussi, sur lequel un consensus peut s'établir. Les propositions du rapporteur visant à apporter des correctifs techniques au code forestier et à régler quelques difficultés pratiques reçoivent bien entendu notre assentiment. Je n'y reviendrai pas, Philippe Leroy ayant été particulièrement clair sur ces points. Ce projet de loi, que nous voterons, est donc un texte important.

Toutefois, il reste modeste au regard des enjeux que représente l'avenir de la forêt française. C'est un texte d'ajustement, mais pas un véritable projet pour une politique forestière forte, qui reste à mettre en œuvre. Permettez à l'élu du département des Vosges que je suis d'attirer un instant votre attention sur ce point. Vous savez que la forêt vosgienne est la seconde surface forestière de France après celle des Landes, avec plus de 300 000 hectares. Commune à trois régions, elle est la plus grande richesse du massif des Vosges et joue aujourd'hui un rôle économique majeur.

Vous avez annoncé, monsieur le ministre, un prochain rendez-vous législatif pour la forêt. Nous sommes en attente de ce projet, qui doit être ambitieux tant la forêt française appelle un grand volontarisme politique pour être valorisée. Nous serions heureux si vous pouviez d'ores et déjà nous livrer un agenda et des perspectives concrètes. De nombreux rapports, depuis de longues années, pointent les difficultés de la filière bois et tracent des pistes pour relancer la politique forestière en France. Je pense bien entendu à l'avis du Conseil économique, social et environnemental d'octobre 2012, qui souligne que la forêt française est mal exploitée car insuffisamment valorisée. Mais le temps n'est plus à l'analyse de la situation, il est à l'action concrète et aux investissements. Rendez-vous compte, mes chers collègues, que la France est le troisième pays le plus boisé de l'Union européenne !

Sur le plan économique et social, la filière bois est un secteur économique de poids. Elle représente un chiffre d'affaires annuel de 60 milliards d'euros et compte près de 450 000 emplois. Participant activement à la vie des territoires ruraux, elle est essentielle à leur dynamisme. Enfin, elle joue un rôle majeur dans l'équilibre de l'aménagement de nos territoires et de nos régions. Cependant, malgré son formidable potentiel, la filière bois est aujourd'hui confrontée à d'importantes difficultés se traduisant par un fort déficit de sa balance commerciale, de l'ordre de 6 milliards d'euros. La forêt française doit faire face à de multiples défis comme le morcellement ou la chute du nombre de scieries. Comment la filière bois peut-elle relever les défis complexes, et pourtant déterminants, concernant son avenir ?

Votre projet de loi devra répondre à cette question pour être crédible, monsieur le ministre. II faut faire évoluer l'ensemble des modalités de gestion et d'exploitation de la forêt française. Car si nous devons rendre la forêt plus productive, il est impossible d'oublier son rôle et sa mission environnementale. II faut opter pour une gestion durable afin de préserver la biodiversité. À ce sujet, le Grenelle de l'environnement propose nombre de pistes intéressantes, qu'il suffirait de suivre et de rendre effectives. Le rapport du Conseil économique, social et environnemental le souligne également. Bien entendu, la filière forêt-bois doit être dynamisée pour la rendre plus compétitive, notamment au niveau international. Comment expliquer en effet que la valeur ajoutée nous échappe alors que la qualité de nos bois est réputée ?

Monsieur le ministre, une politique forestière ambitieuse ne pourra se faire sans allocation de moyens supplémentaires. Investir aujourd'hui dans la forêt pourrait rapporter demain : le potentiel de croissance et, donc, le gisement d'emplois sont réels. Une telle politique permettrait de pérenniser les emplois existants et certainement d'en créer de nouveaux. Je pense également à l'intensification des efforts de recherche et d'innovation, susceptibles de rendre ce secteur plus attractif en termes de main-d'œuvre. À notre avis, la valorisation de la forêt française est conditionnée par un fort volontarisme politique. Il n'y a pas d'autre choix.

L'amélioration de la gestion des massifs forestiers demande des moyens financiers. Affecter une partie du produit de la vente d'actifs carbone et de quotas d'émissions de gaz à effet de serre constitue une piste sérieuse pour trouver des ressources. J'espère, comme notre rapporteur, que la future loi d'avenir de l'agriculture annoncée pour le second semestre 2013 par le Gouvernement comportera un volet forestier. Il est urgent de prêter une attention plus grande à la forêt et à son développement. Confirmez-vous, monsieur le ministre, que le projet de loi comportera des dispositions mettant en place une politique forestière ambitieuse ?

Dans cette attente, le groupe UMP votera le présent projet de loi, qui a le grand mérite de procéder efficacement à une réécriture complète du code forestier, devenu obsolète.

lundi 4 février 2013

Les inondations sont-elles oui ou non un obstacle à la redynamisation des territoires ruraux ?

Bassin Rhône-Méditerranée. Commission territoriale Saône. Extrait de l'état d'avancement de la mise en oeuvre du programme de mesures 2010-2015 Pour le Côney, autant dire... rien !

Jackie Pierre explique les difficultés des territoires ruraux avec les nouvelles dispositions réglementaires

Jackie Pierre, Sénateur et vice-président du Conseil général des Vosges explique le vote négatif de la haute assemblée sur la modification des limites territoriales et de ses représentants pénalisant les petites communes et les territoires ruraux. Il s'exprime aussi sur les obligations des communes crées par le décret de l'éducation nationale sur la semaine de 4 jours et demi et les conséquences financières qu'elles entraînent.


mardi 4 décembre 2012

Guide Les Vosges "Mode d’emploi" pour les entrepreneurs !

La chambre de commerce des Vosges vient de publier un guide très complet à l'attention des entrepreneurs.

Le guide, remarquablement détaillé et explicite, dresse le portrait  économique, culturel, géographique du département des Vosges pour s’installer dans les Vosges.

Pour le télécharger : Site internet de la CCI des Vosges

vendredi 9 novembre 2012

Le coup de gueule des maires ruraux !

Les Maires Ruraux s’adressent (à moitié) aux Parlementaires

Les Maires Ruraux de France dénoncent l'injustice de la règle de calcul de la DGF, en pleine discussion du projet de loi de finances pour 2013 : les principes d’attribution des dotations de base entrainent des écarts entre une commune de moins de 3 500 habitants et les plus grandes villes pouvant aller jusqu’à 50 % (128 euros pour une ville, 64 euros pour un village, écarts renforcés pour les dotations aux intercommunalités).

L'AMRF a pris l’initiative d’adresser symboliquement la moitié seulement d’un courrier aux Parlementaires, pour leur demander de tout faire pour supprimer cette disposition dans le Budget 2013. Les députés et sénateurs les plus curieux sont invités à prendre connaissance de l’intégralité de la lettre sur le site Internet www.amrf.fr afin de mesurer la portée de cette aberration au regard du principe d’égalité républicaine.

Donc pour Fontenoy-le-Château, la dotation risque d'être bien faible pour un village d'avenir à fort potentiel touristique néanmoins !

Association des maires ruraux de France : www.amrf.asso.fr

jeudi 6 septembre 2012

Dans son courrier du 18 juillet 2012, M. Vanik Berberian, Président de l'Association des Maires Ruraux, demande au Gouvernement "la suppression de la discrimination liée à la taille de la commune (suppression du rapport de 1 à 2 entre une commune de moins de 500 habitants et les communes de plus de 200 000 habitants). Elle est injuste, injustifiée et dangereuse.

Au-delà le principe d’égalité entre les citoyens bafoué, des territoires ruraux voient leur population croitre et donc les demandes de services. S’y ajoutent les charges de ruralité souvent élevées (Réseaux, fibre optique, assainissement, maisons médicales, entretien de l’espace, protection de la nature, voirie,…), sans que de recettes de ruralité correspondante ne les compensent.

Autre dispositif pour lequel nous vous demandons de réviser la conception et les modalités d’application. Il s’agit du Fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC), dispositif censé organiser la solidarité entre les communes.
Nous demandons le respect de la Constitution de notre pays. Son article 72-2 précise : « la protection des collectivités locales financièrement plus faibles appelle la mise en place d’une péréquation financière destinée à corriger les effets de la répartition inégale des sources potentielles de financement ainsi que des charges qui leur incombent ». Ce qui est inscrit dans la Constitution n’est pas un objectif mais la règle."

lundi 3 septembre 2012

Inondations : un guide pour aider les élus à réduire la vulnérabilité des activités économiques

L'un des objectifs de la directive européenne sur les risques d'inondation, transposée en France en 2010, est de réduire les conséquences dommageables des inondations sur les activités économiques. Or il n’existait pas de cadre précis sur lequel s'appuyer pour réduire la vulnérabilité des activités économiques à l'inondation.

Le Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri)a publié un guide en réponse à un besoin des élus en dressant un état des lieux des connaissances et expériences dans le domaine. Un choix de mesures sont répertoriées dans ce guide par catégorie : mesures d'urgence, mesures d'adaptation permanente du fonctionnement de l'activité, mesures de surélévation permanente des biens matériels, mesures de délocalisation des biens matériels et mesures destinées à empêcher l'eau d'entrer dans les bâtiments.

Lien de téléchargement : http://www.cepri.net/upload/actualites_datees/fichiers//guideresilience.pdf

mardi 24 juillet 2012

Les PME lorraines sont dynamiques !

Résultat d'un partenariat entre la Direccte et l'Insee Lorraine, l'étude «PME lorraines : largement ouvertes sur le marché extérieur» permet de spécifier les caractéristiques des entreprises exportatrices lorraines en les comparant aux entreprises non exportatrices sur un champ géographique comparable. En 2007, un tiers des petites et moyennes entreprises implantées en Lorraine sont exportatrices. Elles exportent majoritairement vers l'Europe, et notamment vers l'Allemagne, le Luxembourg et la Belgique. L'Allemagne, avec 40% du montant total exporté par les PME, est sans contexte leur principal partenaire. Les PME exportatrices présentent certaines caractéristiques : des effectifs salariés plus importants, un salaire moyen plus élevé et une proportion plus forte de cadres que les PME non exportatrices.