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jeudi 20 octobre 2022

La ruralité, une solution face aux enjeux écologiques : la position des Maires de France

L’Association des Maires de France, favorable aux ZRR (Zones de Revitalisation Rurale) mises en place en 1995, seul dispositif de soutien économique spécifique à la ruralité, a présenté des propositions pour le moderniser, plutôt que de le supprimer, ce qui est actuellement prévu pour décembre 2023. 

Le Président David Lisnard a souligné que «la ruralité est porteuse d’avenir, car elle correspond à une aspiration à la qualité de vie et constitue une solution face aux défis de notre temps, notamment l’enjeu écologique. Le dispositif des ZRR est une approche objective et pragmatique de la ruralité, et doit ainsi être préservé et renforcé. 

Au cours de leurs auditions et à partir d’une enquête réalisée par l’AMF entre mai et juin 2022, la mission a constaté l’attachement aux ZRR des élus concernés dans tout le pays et leur souhait que ce dispositif soit renforcé pour en améliorer l’efficacité et mieux le faire connaitre. La mission a formulé 15 propositions :

  1. Maintenir un dispositif ciblé sur les zones rurales, accompagnant le développement économique et social des territoires ruraux ;
     
  2. Évaluer les critères et les outils du dispositif ZRR ;
     
  3. Maintenir les critères existants qui s’avèrent adaptés à savoir : celui relatif au revenu fiscal par unité de consommation médian et le classement de densité de population en s’appuyant toutefois sur la nouvelle définition de la ruralité de l’INSEE (zones peu denses et très peu denses) dans l’objectif d’augmenter l’assiette des bénéficiaires ;
     
  4. Modifier le périmètre en rétablissant l’échelle communale plus adaptée tout en gardant la possibilité de maintenir les intercommunalités dans le dispositif, lorsque celles-ci présentent une dimension rurale et qu’il y a peu d’écart de situation entre les communes membres ;
     
  5. Créer un double niveau de zonage ZRR et ZRR+ dans l’objectif de maintenir le dispositif sur un périmètre élargi et de renforcer l’accompagnement sur les zones les plus rurales ;
     
  6. Impliquer plus durablement les EPCI dans le dispositif ZRR (en dehors de toute considération de zonage) du fait notamment de la compétence développement économique à l’échelle intercommunale ;
     
  7. Renforcer la communication et la transparence sur les conséquences du classement en ZRR afin d’améliorer la connaissance du dispositif et d’éviter le non-recours au dispositif ;
     
  8. Changer la dénomination « ZRR » afin de lui donner un caractère plus positif et de marquer son évolution. La mission propose : « soutien à la dynamique rurale », « territoire rural prioritaire » ou « dispositif de soutien aux ruralités » ;
     
  9. Croiser les politiques de financement des territoires ruraux en avançant sur le financement des aménités rurales sur la base de moyens supplémentaires publics et privés ;
     
  10. Simplifier l’accès aux aides et renforcer l’ingénierie pour les communes (guichet unique, mesure concrète pour faciliter la venue de fonctionnaire, pérennisation des volontaires territoriaux en administration - VTA…) ;
     
  11. Renforcer les mesures fiscales et d’aide à la rénovation des logements qui est l’une des problématiques fortes des territoires ruraux qui n’est pas prise en compte aujourd’hui par le dispositif ZRR ;
     
  12. Maintenir l’ensemble des mesures favorisant l’installation et le maintien des professionnels de santé dans les communes classées en ZRR avec une possibilité d’allongement dans le temps à condition que le dispositif ne soit mobilisable qu’une seule fois par professionnel pour éviter les mobilités par effet d’aubaine ;
     
  13. Conserver et consolider les aides, surtout celles destinées aux entreprises, aux professions libérales –notamment aux professions de santé et aux organismes d’intérêt général (OIG) ;
     
  14. Renforcer les mesures concernant les collectivités pour les soutenir dans leurs projets de territoire et notamment créer une aide au maintien ou à la création du dernier commerce (sédentaire ou ambulant) ;
     
  15. En cas de sortie d’une commune, soit parce que les critères ont évolué, soit parce qu’elle montre des indicateurs plus favorables, la mission propose notamment le maintien des exonérations sur une période transitoire.



samedi 1 octobre 2022

Quoi de neuf pour les communes rurales ?

Dominique Faure, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ruralité, a précisé, lors du congres des maires ruraux, les contours du projet du Gouvernement en ce qui concerne les politiques publiques à destination des territoires ruraux. 

Les ruralités représentent en France plus de 20 millions de Françaises et de Français, soit un habitant sur 3, et près de 9 communes sur 10. 

Pour répondre aux différents enjeux auxquels sont confrontés les territoires ruraux et réduire les inégalités territoriales les concernant, le Gouvernement par la voix de son Premier ministre annonçait, il y a 3 ans, le lancement de l’Agenda rural. Co-construit avec les élus des territoires ruraux et articulé autour de 181 mesures, impliquant plusieurs ministères. 

Depuis 2019, avec la mobilisation de plusieurs milliards d’euros à destination des ruralités, les zones rurales gagnent en attractivité et les regards posés sur elles commencent à changer. Les études le montrent : 92 % des Français considèrent qu'il s'agit de territoires agréables à vivre, alors qu'ils n'étaient que 72 % en 2018. Cette amélioration est la conséquence de progrès significatifs autour de plusieurs domaines : le soutien aux projets des collectivités territoriales : 
- déploiement du programme Petites villes de demain doté de 3 milliards d’euros pour la période 2020-2026 et accompagnant plus de 1 600 communes dans le cadre de leur projet de territoire 

- le numérique : amélioration de la couverture 4G, de 73 % en 2017 à 85 % du territoire en 2021, ainsi que la couverture du très haut débit qui passe de 45 % en 2017 à 71 % en 2021, en ce qui concerne la fibre optique 70% des locaux étaient raccordables fin 2021 contre moins de 25% en 2017,

- la jeunesse et l’égalité des chances : déploiement de 66 campus connectés en milieu rural (sur un objectif initial de 33 campus connectés en territoires ruraux), 30 000 jeunes issus des territoires ruraux accompagnés par les cordées de la réussite et plus de 600 volontaires territoriaux en administration (VTA) seront recrutés d’ici à la fin de l’année,

- l’accès aux services publics : en juillet 2022, 2 375 France Services sont labellisées, dont 1 526 dans des communes rurales, soit près des deux tiers. Ce dispositif s’accompagne de 4 000 conseillers numériques sur l’ensemble du territoire pour accompagner nos concitoyens dans leurs démarches numériques.

9 millions d’euros seront engagés pour la poursuite du programme de conseillers numériques en ZRR (44 millions en totalité) dont 
- 3 millions d’euros pour soutenir l’ingénierie sur mesure au service des petites communes rurales, 
- 250 000 euros pour former les maires ruraux à la transition écologique. 

Le Gouvernement mènera un second acte de l’Agenda rural dans les mois à venir. Dans ce cadre, cinq groupes de travail seront mis en place début octobre, afin de travailler sur des thématiques complémentaires à celle du Conseil National de la Refondation (le plein-emploi et la réindustrialisation, l’école, la santé, la transition écologique et le bien vieillir). Les thèmes de ces groupes de travail ont émergé lors des échanges avec les élus des territoires ruraux menés depuis juillet. Les cinq thèmes retenus sont : Habitat, logement et mobilités Sécurité et vie quotidienne des collectivités territoriales Culture et patrimoine Sport et vivre ensemble Attractivité des territoires ruraux 

Les conclusions de ces travaux sont attendues pour la fin de l’année 2022 et viendront alimenter le nouvel acte de l’Agenda rural début 2023.


Source : Communication du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et Ministère de la Transition énergétique, 30 septembre 2022

samedi 10 juillet 2021

Assainissement et solidarité en faveur des collectivités situées en zone de revitalisation rurale (ZRR)

Les collectivités situées en zone de revitalisation rurale (ZRR), comme Fontenoy le Château, n’ont pas toujours les moyens pour mettre à niveau leurs infrastructures d’assainissement. Or, les ouvrages vétustes ne sont plus forcément conformes à la réglementation et leurs dysfonctionnements induisent des sujétions d’exploitation qui s’amplifient avec le temps. 

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée attribue aux collectivités relevant du classement en ZRR des aides spécifiques, pour améliorer ces équipements, dans le cadre d’une enveloppe financière dédiée, et le cas échéant en partenariat avec certains conseils départementaux. Cette solidarité s'exerce prioritairement via des contrats pluriannuels avec et à l'échelle des EPCI à fiscalité propre. Elle soutient aussi les missions d’assistance technique fournies par les Départements et la Collectivité Territoriale de Corse.

Pour en savoir plus : 

Page de l’appel à projet et dépôt de candidature 

vendredi 27 novembre 2020

Fontenoy le Château classée en zone de revitalisation des commerces en zone rurale

Arrêté du 16 octobre 2020 constatant le classement de communes en zone de revitalisation des commerces en milieu rural https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042570267

vendredi 28 août 2020

Appel à projets "Rebond eau biodiversité climat" : 180 millions pour le bassin Rhône Méditerranée

Afin de bien positionner l’action en faveur de l’état des eaux et de la biodiversité comme une priorité majeure des collectivités, plus que jamais nécessaire dans le contexte de changement climatique, l’agence de l’eau adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention. 

Il s’agit d’accélérer le redémarrage des investissements dans le domaine de l’eau, en faveur des services d’eau et d’assainissement mais aussi de la protection de la ressource en eau, de la restauration de la biodiversité et des milieux aquatiques, de la lutte contre les pollutions et des économies d’eau, autant de priorités de la feuille de route issue des Assises de l’eau.

mercredi 4 avril 2018

Réintégration de plusieurs communes de la Vôge dans le dispositif de revitalisation de zone rurale

L’arrêté du 22 février 2018 modifiant l'arrêté du 16 mars 2017 constatant le classement de communes en zone de revitalisation rurale (JORF du 31 mars 2018) réintègre les communes de Fontenoy le Château, La Vôge-Les Bains, Les Voivres et Trémonzey en zone de revitalisation rurale.


jeudi 25 janvier 2018

Loi de finances 2018 : les communes classées en ZRR le restent jusque mi-2020

La liste des communes classées en ZRR (Zone de Revitalisation Rurale) (1) a été modifiée en juillet 2017. Certaines communes anciennement classées n'ont pas été reprises dans ce nouveau zonage. Les communes en zone de montagne ont continué de bénéficier d'un classement transitoire. 

La loi de finances pour 2018 étend ce classement transitoire à toutes les communes anciennement classées en ZRR, dont Fontenoy le Château.
Ces communes restent donc en ZRR pour 3 ans, jusque mi-2020.







(1) Une zone de revitalisation rurale (ZRR) regroupe des territoires ruraux qui présentent des difficultés économiques et sociales (faible densité démographique, déclin de la population totale ou active, forte proportion d'emplois agricoles). Le dispositif des ZRR a pour objectif de compenser ces difficultés.

lundi 3 mars 2014

Les zones de revitalisation rurales (ZRR) : un dispositif plus resserré pour les communes fragiles ?

Les zones de revitalisation rurales (ZRR) sont nées en 1995, de la volonté du législateur d’introduire une forme de discrimination positive en faveur de territoires ruraux confrontés à « des difficultés particulières ». Des aides spécifiques ont donc été apportées aux communes classées en ZRR. Vingt ans après, les ZRR contribuent-elles à une politique efficace d’égalité des territoires ?

En 2013, les ZRR couvrent près de 40% du total des communes françaises, Ce sont essentiellement des petites communes qui sont classées en ZRR : les communes de moins de 250 habitants représentent ainsi à elles seules 55% des communes classées en ZRR. Ce zonage obéit à trois critères essentiellement de nature démographique fixés en 2005 :

- un critère institutionnel : la commune doit appartenir à un EPCI à fiscalité propre ; Fontenoy-le-Château est rattaché à la Communauté de communes du Val de Vôge ;

- un critère de faible densité démographique : la commune doit relever d'un canton ou d'un EPCI à fiscalité propre dont la densité de population est inférieure à 35 habitants par km², ou d'un arrondissement dont la densité de population est inférieure à 37 habitants par km² ;
Le classement en ZRR de Fontenoy-le-Château a été renouvelé par arrêté en date du 10 juillet 2013 ;

- un critère socio-démographique, apprécié sur la base du déclin de la population, du déclin de la population active ou de la forte proportion d’emplois agricoles. Le redécoupage des cantons des Vosges (décret n° 2014-268 du 27 février 2014) a défini sur la base essentiellement démographique le canton n° 16 « Le Val-d'Ajol » qui comprend les communes suivantes : Bains-les-Bains, Bellefontaine, La Chapelle-aux-Bois, Charmois-l'Orgueilleux, Le Clerjus, Dounoux, Fontenoy-le-Château, Girmont-Val-d'Ajol, Grandrupt-de-Bains, Gruey-lès-Surance, Hadol, Harsault, Hautmougey, La Haye, Le Magny, Montmotier, Plombières-les-Bains, Trémonzey, Uriménil, Uzemain, Le Val-d'Ajol, Vioménil, Les Voivres, Xertigny.

Or, si le dispositif ZRR repose sur des critères démographiques, il est en réalité un filet de sécurité économique, compte tenu de la nature des aides qu’il permet d’obtenir. Rappelons que la communauté de communes du Val de Vôge est une des plus pauvres du département des Vosges.

Il serait souhaitable que le dispositif ZRR soit plus resserré en faveur des communes rurales les plus fragiles, afin que les aides agissent réellement comme un facteur de développement rural. En contrepartie, il revient aux communes des EPCI d'élaborer une véritable vision d’aménagement économique et social de leur territoire et de travailler à son attractivité: tourisme, activités économiques, vie culturelle, accès aux nouvelles technologies, écoles, routes. Exemples :
  • une offre en haut débit desservant une zone artisanale constitue un facteur d’attractivité et de développement pour les entreprises désireuses de s’y installer, parfois supérieur à des exonérations sociales ou fiscales.
  • le désenclavement de la Vôge par des routes la reliant aux grands pôles d'activité du département.
  • l'accueil des tout-petits dans une commune : s'il n'existe pas, les familles ne s’y installent pas, et si les familles ne s’y installent pas, il n’y a aucune chance pour qu’une école ouvre ou garde ses classes.
Autant de sujets inscrits au schéma de cohérence territorial (Scot) des Vosges centrales, pour lesquels les futurs élus de la Vôge devront montrer leur détermination à les faire émerger dans les projets intercommunaux.

Une mission parlementaire d'information sur les zones de revitalisation rurales a posé récemment les premières pistes de réforme des ZRR et de simplification du système couvert par 35 articles de lois, 3 ordonnances, 25 décrets, 6 arrêtés, 3 décisions et 5 circulaires. Son rapport sera connu à l'été prochain.