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dimanche 16 novembre 2025

Routes, réseaux d’eau, d’électricité, d’assainissement, ouvrages d’art… et municipales 2026

 

L’étude de l’Institut Terram (1) révèle trois attentes massives des Français : de la clarté (qui fait quoi, avec quels moyens ?), de la fiabilité (entretenir avant d’inaugurer) et de la sobriété (réparer, prolonger, adapter). Elle montre comment l’opacité des compétences alimente la défiance, comment la maintenance redevient un acte politique et écologique majeur, et pourquoi les municipales de 2026 pourraient se gagner sur le terrain du « concret ». 

À rebours des promesses spectaculaires, elle esquisse une « République du maintien » : gouverner, c’est d’abord garantir la continuité du réel, rendre visibles les priorités et prouver, par l’entretien des réseaux, que l’impôt se transforme en biens communs qui tiennent. 88 % des Français estiment que l’eau, les réseaux et la voirie doivent être des sujets abordés lors de la campagne des élections municipales de 2026. 

L’entretien des réseaux arrive en tête des priorités d’un programme municipal (57 %), devant l’adaptation au changement climatique (44 %) et les projets visibles du quotidien (33 %). 59 % des Français estiment qu’inaugurer un aménagement visible – une nouvelle place, un espace public… – alors que des réseaux sont dégradés constitue une erreur de priorité. 

53 % des Français accepteraient un effort fiscal temporaire pour financer l’entretien et la modernisation des réseaux, dont 15 % sans condition et 38 % en échange d’arbitrages clairs et vérifiables. 

61 % des Français se déclarent mal informés sur l’état et l’entretien des infrastructures de leur commune. 


(1) Institut Terram. Victor Delage. Infrastructures invisibles : ce que les Français disent de leurs réseaux du quotidien. Novembre 2025.

mardi 30 mai 2023

Routes : dimensions des « dos d’âne »

Les ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal sont soumis aux réglementations posées par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Leurs caractéristiques géométriques (hauteur, largeur et longueur) sont précisées dans la norme NF P98-300. 

Pour leur part, les coussins (appelés également « coussins berlinois »), les plateaux et les surélévations partielles ne font pas formellement l'objet d'une norme et ne sont notamment pas couverts par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Cependant, ils font, l'objet d'un guide de recommandations du Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (CERTU) intitulé « guide des coussins et plateaux », actualisé en 2010 qui n'a pas de valeur réglementaire. 

La jurisprudence montre cependant de manière constante que ce guide est pris comme référence dès lors qu'un coussin, un plateau ou une surélévation partielle en carrefour fait l'objet d'un recours. Aucune jurisprudence n'a soulevé de problème de « non-conformité » d'un de ces dispositifs au niveau de sa conception, dès lors qu'il a été construit conformément au guide du CERTU. Ce guide précise les caractéristiques géométriques des coussins, plateaux et surélévations partielles. 

Des travaux viennent d'être engagés avec les représentants des collectivités gestionnaires de voirie pour évoquer les difficultés soulevées. 



Source : Ministère auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports. JO Sénat du 25/05/2023