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jeudi 3 octobre 2024

Réduction du nombre de conseillers municipaux dans les communes de - de 1000 hab.

 

Les sénateurs de la délégation du Sénat aux collectivités territoriales recommandent dans leur rapport (1) de réduire le nombre de conseillers municipaux dans certaines communes et d'étendre le scrutin de liste aux communes de moins de 1 000 habitants.

Les rapporteurs rappellent que, pour faire face à la crise de l’engagement, la mise en place d’un véritable statut de l’élu local est un prérequis et une priorité absolue ; ce statut a été demandé par M. Fournier, président de l'association des Maires Ruraux de France et maire de Les Voivres (88). 

Les sénateurs préconisent de « réduire le nombre de conseillers municipaux dans les communes de 100 à 3 499 habitants » soit pour environ 80 % des communes. A noter que l’indemnité versée aux élus locaux ne concerne qu’une minorité d’entre eux : sur 500 000 élus locaux, 190 000 bénéficient d’une indemnité de fonction. Cette réduction emporterait une conséquence positive sur les règles du quorum : le conseil municipal ne délibère valablement que lorsque la majorité de ses membres en exercice est présente, mais cette règle suscite parfois des difficultés pratiques.

La mission recommande le changement de mode de scrutin pour les communes de moins de 1 000 habitants : « elle étendrait à toutes les communes les règles de parité pour les fonctions d’adjoint au maire » pour  « répondre aux exigences de parité ». 

Concernant la question du remplacement d’un adjoint, les rapporteurs estiment nécessaire d’assouplir cette règle pour les communes de moins de 500 habitants. « Dans les communes de plus de 1 000 habitants, en cas de vacance d’un ou plusieurs adjoints, ceux-ci sont choisis parmi les conseillers de même sexe que ceux auxquels ils sont appelés à succéder ». La mission propose « de ne pas appliquer cette règle, inutilement contraignante, aux communes de moins de 500 habitants, et ce afin de faciliter le remplacement d’un adjoint en cas de vacance du siège. » 

Si les dispositions étaient adoptées, elles pourraient entrer pleinement en vigueur lors du prochain mandat municipal, en 2026.

 

(1) à paraître prochainement.

 

mercredi 11 novembre 2020

Un village où l’information municipale n’existe pas

 « Non-publication des compte-rendus du conseil municipal, huis-clos irrégulier… Le maire de Fontenoy-le-château néglige de plus en plus l’obligation de transparence du conseil municipal. Une situation très préjudiciable au bon fonctionnement de la vie démocratique locale ».

« Le bulletin des habitants », blog citoyen fait cette remarque que l’association Fontenoy Autrement avait formulée à plusieurs reprises depuis des années.

Quelle crédibilité des élus d’une commune rurale qui a fait le choix de l’omission et du non respect de ses administrés ? De tous ses administrés et non pas seulement de copains voisins ? Pas vu, pas pris ? 

Ce qui engendre inévitablement le courroux de ceux qui sont sensibles à ce que l’information municipale  soit délivrée à tous. Nul n’est censé ignorer la loi, qui commence avec les arrêtés municipaux.

samedi 4 juillet 2020

Quelle place pour les citoyens dans le devenir de leur territoire ?

A l’occasion des élections municipales 2020, en principe un moment de débat et d’échange (?) avec les citoyens électeurs, qui a proposé quoi ? Quelle politique foncière et immobilière ? Quelle stratégie de développement économique, quelle politique de mobilités ? Comment est organisé le débat concernant les politiques majeures au niveau de l'intercommunalité ?

La réponse est simple : pas de débat. Aucun échange. Rien. Le sujet des municipales 2020 des petites communes rurales est l’entretien des voiries et fleurissement des villages et des sujets municipaux sous leur responsabilité. Effarement : les candidats au poste de maire de la plus grande ville locale, n'ont pratiquement jamais évoqué l'intercommunalité. Alors que certains envisageaient la double fonction, maire et président de l'agglomération. Le débat politique, au sens le plus noble du terme, est supprimé.

Ainsi la Loi NOTRe a réalisé le prodige de priver les citoyens de toute voix au chapitre sur les politiques locales. Elles sont désormais décidées par l'intercommunalité.

À l’issue du scrutin municipal 2020, les maires et les quelques conseillers des plus grandes communes seront pour la première fois élus à la Communauté d'agglomération à titre personnel. Ils représenteront directement les habitants du territoire communal, et non plus la commune, c’est à dire la communauté de ses habitants constituée en personnalité morale publique. Ils ne seront pas tenus de solliciter l’avis du conseil municipal sur les délibérations votées à  la Communauté d'agglomération. Juridiquement, ce qu’ils y font ne regardera pas le conseil municipal ni l’entité communale.  

Dorénavant, la commune, en tant qu’organe politique de la communauté n’aura plus voix au chapitre sur la gestion de  la Communauté d'agglomération à laquelle elle appartient. Elle est abaissée au rang de comité de quartier de l’Agglo. C’est désormais le maire ou son adjoint qui vont siéger au conseil communautaire. Ils n’auront rien promis aux citoyens ni au conseil municipal pendant la campagne 2020 et ils ne leur devront aucun compte sur leur action à la Communauté d'agglomération.

Ainsi, la communauté des citoyens qui la constituent est privée du droit d’y participer.

Avec la loi NOTRe en 2015, le Parlement (mandature Hollande) a, ni plus ni moins, mis fin à la démocratie locale :

  • Il a retiré aux citoyens le droit de s’exprimer sur la gestion de leur cité,
  • Il a centralisé toutes les décisions entre les mains du maire de la grande ville locale et des fonctionnaires territoriaux,
  • Il a acté la disparition de la commune en tant que cellule de base de l’édifice politique français.
Un conseil de développement durable, instance consultative, a été installé en décembre 2019 à l'initiative de la Communauté d'agglomération. Il est formé de 40 citoyens  volontaires et bénévoles issus des 78 communes pour une représentation équilibrée du territoire. Son organisation interne est de son ressort. Il est interrogé sur le projet de territoire et les politiques publiques mises en œuvre dans son périmètre et peut s’auto saisir sur des sujets de son choix.

Un appel à candidatures a été lancé pour recruter une vingtaine de membres issus des 78 communes de la communauté d’agglomération, les sièges dévolus à la ville d’Epinal étant pourvus.

Pour s’informer et candidater :

Avec Didier Picot,  Chef d'entreprise et élu local au Pays Basque


samedi 6 avril 2019

Le machisme, ennemi n•1 des conseils municipaux des communes rurales

Le machisme, ennemi n•1 des conseils municipaux des zones rurales : « Il l’est resté [le milieu très macho] et conserve toujours cette mentalité très XIXe siècle. Avec pas mal de personnes âgées, fidèles au schéma d’éducation qu’elles ont reçu. Mais je crois qu’il faut de tout pour faire bouger les lignes. »

Sous le joug masculin ? « Je ne m’y sens pas. Sans doute parce que j’ai une grosse voix et du tempérament ! Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a autant de potiches chez les hommes que chez les femmes. Tout ça est fortement lié au tempérament de la personne. Il y a aussi les bosseurs et les autres, qui ne lisent aucun rapport, qui ne travaillent pas. »



Femmes en politique : cinq ans de parité, et après ?
Le Républicain lorrain, 5 avril 2019
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2019/04/05/femmes-en-politique-des-hommes-potiches-aussi